vendredi 19 février 2016

Rêve : "La machine à Jedi"

Vendredi 19 février 2016

Vous souvenez-vous de la série de films 
Star Wars, La guerre des étoiles ?
On y trouve Yoda, le fameux guerrier Jedi. 
Ce petit nain vert à la peau ratatinée, 
a l'air d'avoir mille ans et il manie allègrement 
le sabre de lumière
en disant : "Que la force soit avec toi !"
Eh bien,  le premier rêve que je fais
à la suite de ma première chimiothérapie
le fait intervenir.

Je suis avec Marie-Lise Labonté.
Nous devons nous faire tomber à la renverse
dans une sorte de machine en carton 
comme dans un jeu d'enfant.
Nous atterrissons un étage plus bas
et remontons tout excités tels des mômes
qui grimpent de nouveau 
en haut d'une glissoire pour recommencer.
A chaque passage, un de nos membres
est transformé et nous nous montrons
les parties de notre corps
qui ont déjà pris la couleur de l'espèce Jedi,
soit un vert fluorescent.
Je lui fait voir mon bras 
et elle me présente son avant-bras.
Un guerrier Jedi supervise toute la manoeuvre.
Nous recommençons dans une sorte de course euphorique
pour arriver à transformer toutes les parties de notre corps.
Non seulement nos membres sont verts
mais ils irradient comme s'ils avaient été exposés 
à des radiations nucléaires.
L'atmosphère du rêve est délirante.



Je vois ce rêve comme la tentative de mon inconscient
de traduire ce qui est en train de se produire dans mon organisme.
En effet, les rêves constituent des autoportraits
de ce qui nous arrive à différents niveaux, 
qu'ils soient organiques, émotifs, mentaux ou spirituels.

Mon être est plongé en plein délire chimique,
avec des poisons mortels d'un côté 
et de la cortisone euphorisante de l'autre ;
les songes tentent de m'en donner une image.
Il y a tout de même un côté encourageant :
alors que la procédure est si triste sur le plan conscient;
elle provoque du rire dans l'inconscient !

De plus, le vert est la couleur de la guérison.
Cette machine en carton digne d'un jeu pour enfants géant
et apte à fabriquer des guerriers Jedi
est définitivement de bon augure :
la force doit être avec moi 
si je veux passer au travers.

J'ai également un autre association qui va dans le même sens :
durant mes études à l'institut C.G. Jung de Zurich,
j'ai eu l'occasion d'analyser des planches alchimiques.
L'une d'elles représentait un immense athanor
dans lequel les gens entraient par le haut
et d'où ils ressortaient par le bas, rajeunis.
C'était une sorte de fontaine de Jouvence.

Jung a noté que les rêves ont souvent une fonction prospective
et je me dis que toute cette entreprise servira peut-être
à un rajeunissement de mon être.
En effet, comme je l'ai déjà compris
dans le premier songe de cette série,
une partie de moi doit mourir
et je dois la laisser aller
plutôt que de mourir avec,
si je veux sortir renouvelé
de ce passage pénible et angoissant.

Finalement, je constate combien les rêves,
dans leur aspect compensateur,
essaient de me donner une perspective plus vaste
par rapport à ce qui se passe.

Au niveau conscient, je vis tristesse et angoisse : 
de son côté, l'inconscient présente la chose
comme un jeu enfantin.
Il vient ajouter ce qui manque à ma position consciente,
contrastant avec elle. En somme, ni l'attitude consciente 
ni l'attitude inconsciente ne sont justes.
La vérité se trouve entre les deux.

Je me suis réveillé en riant,
heureux de cette aide inattendue.
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