dimanche 15 janvier 2017

Rêve 43 : Rencontre avec Osiris

Dimanche 15 janvier 2017


J'étais assise dans le train de banlieue que je prends habituellement. 
Il était en mouvement.

Dehors, il faisait soleil et l'ambiance était paisible. 
À ma gauche était assis un homme au teint très foncé, à la chevelure mi-longue, 
ondulée et d'apparence grasse, au vêtement moderne foncé 
d'allure décontractée et pas très fraîche, comme la chevelure.

Il me regardait furtivement et nous nous sommes entretenus, 
mais je ne me souviens de rien, sauf qu'à un moment donné, 
il a dit non de la tête pendant que je parlais,
et j'ai compris qu'il savait que je mentais. 
Je me suis sentie si mal.
Puis, après une longue conversation, il s'est levé 
et m'a demandé d'un ton autoritaire quel était mon nom en me dévisageant. 
Il me paraissait de type indien. 
Je lui ai demandé à mon tour quel était son nom, 
et il me répondit en soufflant d'une voix profonde "O-SI-RISSS".
.

En me réveillant, j'ai cherché le nom d'Osiris 
que je n'ai jamais entendu auparavant.
 J'étais sidérée d'apprendre 
qu'il est une grande divinité 
et que cette divinité a le même teint de peau 
que l'homme dans le train.
.
Rêve reçu par Jocelyne
le 8 janvier 2017
.



10 commentaires:

  1. Merci, Jocelyne, de nous partager ce rêve, très impressionnant...

    Je vais commencer par quelques "évidences"...

    Le rêve se passe dans un train, un train en mouvement...
    Ce qui signifie que vous êtes , en ce moment, dans un "mouvement" , dans une phase d'évolution...qui vous emmène quelque part (et peut-être, aussi, que vous n'êtes pas la seule, car le train est un transport en commun). Vous "allez quelque part" et vous êtes "sur les rails" d'un "voyage intérieur"...
    Mais cela, tout en ne quittant pas votre environnement quotidien, puisque c'est le train que vous prenez habituellement.

    Le soleil et le paysage paisible, au-dehors, semblerait indiquer une période plutôt positive, ou tout du mois une "accalmie" dans votre vie.

    L'homme à vos côtés vous parle , mais vous ne vous souvenez pas des propos exacts : sans doute parce que l'important, c'est surtout la "rencontre" , plus que le contenu de la conversation...
    Et il semblerait que cet homme soit capable de déceler le mensonge ou la fausseté de ce que vous dites : vous ne pouvez lui "mentir", car il s'en aperçoit.
    Ce qui l'intéresse, c'est votre "nom", c'est-à-dire votre identité profonde, ce que vous êtes véritablement, au-delà des faux semblants.

    Et à son tour, il vous révèle son "nom" : OSIRIS.
    Chez les Egyptiens, le nom était d'une importance capitale, on lui accordait une valeur "extraordinaire" : connaître le "nom" de quelqu'un , c'était, pour eux, tout connaître de lui...

    Osiris est un dieu égyptien très important; il est appelé le "verdoyant", c'est le dieu de la végétation, celui qui gouverne les cycles de la vie et des saisons...et la fertilité de la terre (crues annuelles du Nil)
    http://grandsreves1234.blogspot.fr/2015/03/cycles-du-temps-et-transformation-de.html

    Le mythe qui lui est associé raconte son "démembrement" en quatorze morceaux et sa "renaissance" grâce à sa compagne Isis, qui en retrouva treize...
    http://lapisis.blogspot.fr/2014/03/la-magie-disis.html
    Il est (bien avant Jésus) , "celui qui a vaincu la mort"...et qui est ressuscité.

    Que vous le rencontriez est donc sûrement en lien avec une phase de "renaissance" en vous...une phase dans laquelle la fragmentation intérieure peut commencer à se résoudre et vous emmener vers de "nouveaux horizons"...
    C'est peut-être aussi un "contact" qui se fait avec votre "divinité intérieure"...celle qui régénère et guérit, et qui vous rend à nouveau "fertile" (symboliquement).

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  2. On peut lire un résumé des principales attributions du dieu Osiris dans l'antiquité ici :
    http://jfbradu.free.fr/egypte/LA%20RELIGION/LES%20DIEUX/osiris.php3

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  3. Un des auteurs qui a décrit de façon détaillée le processus de "guérison" en lien avec le mythe d'Isis et d'Osiris, est le très regretté Guy Corneau, dans "Victime des autres, bourreau de soi-même".
    Voici quelques passages :

    "Se rassembler, se ramasser. Se cueillir, s'accueillir, se recueillir. Voilà à quoi va surtout servir la compassion d'Isis..."

    "Vous l'aurez sans doute remarqué, lorsque nous vivons des périodes très difficiles, qui nous démembrent et nous défont, parvenus à un certain point, il nous semble que des forces naissent en nous pour nous indiquer le chemin possible d'une guérison. Isis manifeste alors sa présence pour faciliter une transformation."

    "Lorsque vous n"allez pas bien, si vous prenez la peine d'écouter le malaise, vous viendront à l'esprit toutes sortes d'éléments épars. Si vous suivez alors les différentes pistes qu'ils vous offrent, vous atteindrez le coeur de votre souffrance. A ce stade, le travail d'Isis consiste à rassembler et à remembrer les morceaux de la psyché éparpillés en toutes sortes de détails relationnels. En somme, il ne peut y voir de guérison sans ce premier acte qui consiste avant tout à retrouver le contact avec soi-même.
    L'essentiel de la guérison consiste à se souvenir de soi -notons avec intérêt la proximité du mot français "remembrer" et du mot anglais "remember" qui signifie "se souvenir".

    Le premier travail thérapeutique consiste donc à se remémorer les parties de soi qui ont vécu des difficultés et des abus. Ce sont les parties endolories, englouties ou ensevelies sous l'impact du démembrement.
    Elles sont restées éparses, sans signification, éléments absurdes d'une histoire décousue. Elles ont sombré dans l'inconscient représenté par le Nil dans lequel Seth éparpille les morceaux d'Osiris, et on les a oubliées.
    Maintenant, il faut s'en souvenir, il faut les rassembler à nouveau si l'on veut retrouver une nouvelle vie.

    Par la suite, commence un patient et délicat travail de reconstitution. En rapprochant les morceaux, on renoue les liens, on retrace son histoire -avec sa part d'ombre et sa part de lumière.
    Les soins qu'Anubis, Nephtys et Isis accordent à la dépouille suggèrent à celui qui décide de raccommoder ses propres morceaux de procéder avec beaucoup de délicatesse, avec beaucoup d'attention.
    Je ne le répéterai jamais assez : l'amour de soi est indispensable lorsqu'on manipule les parties souillées, blessées et abusées. Je ne le répéterai jamais assez : il faut redoubler d'amour lorsqu'on accueille nos sous-personnalités manipulatrices, contrôlantes, exigeantes, intolérantes, colériques, haineuses, dédaigneuses et perverties.
    Chacune de ces parties mérite respect et délicatesse parce que, comme nous l'avons vu, elles nous renseignent sur les voies à ne plus emprunter.
    En définitive, c'est l'amour qui guérit. l'attention que l'on met à se recevoir sera l'élément le plus important de notre guérison, de notre autoguérison."

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  4. Enfin, une dernière chose : Osiris est NOIR.
    Il est aussi, dans le rêve, un peu "sale" et "défraîchi"...

    Cette noirceur, cette "saleté", c'est celle de la décomposition...c'est aussi celle du "royaume souterrain" dont il est le maître...
    C'est la noirceur dans laquelle il faut plonger...pour ensuite en ressortir.

    C'est la noirceur de la terre en automne, quand elle accueille toutes les matières qui se décomposent , qui entrent en "putréfaction"...
    Et c'est aussi la noirceur de la terre "fertile", qui utilise justement ces éléments "putréfiés" et malodorants...et en tire un "terreau" qui va permettre ensuite aux plus belles graines de pousser et de fleurir... :-)

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    1. Vous avez répondu à ma question avant que je la pose! Je partage votre interprétation de l'apparence d'Osiris dans mon rêve. Ce voyage intérieur est le plus beau et le plus enrichissant des voyages que l'on puisse faire...

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  5. Bonjour la Licorne, votre analyse généreuse et très détaillée rejoint parfaitement mon expérience de vie. Je me sens effectivement en voie de guérison, et je me sens déjà beaucoup plus forte sur le plan spirituel, beaucoup plus en lien avec fort intérieur. Vous avez tellement raison d'insister sur l'amour de soi et le respect des expériences de vie qui nous ont brisés. J'ai longtemps entendu une petite voix intérieure qui me disait "je te hais!", me poussant parfois à les prononcer verbalement et non délibérément... troublant... le chemin sera encore long, sauf que je suis maintenant plus entière et plus forte qu'auparavant. Le Mal m'a mené une guerre impitoyable que j'ai souvent cru perdre. Je crois aussi que j'ai un ange gardien qui m'a protégée, car sinon je ne peux m'expliquer comment je suis sortie indemne de situations très dangereuses. Mais cela est une histoire... Hier soir, j'ai ouvert la Bible à tout hasard dans la partie des Évangiles justement où l'on nous rappelle que le message principal de Jésus est que Dieu est amour. Je crois que le fondement de ma guérison a été d'accepter de "mourir" afin de renaître. Je ne crois pas j'aurais pu guérir spirituellement si j'avais eu recours à la médecine moderne et à la médication, par exemple, des antidépresseurs qui sont trop facilement prescrits, surtout aux femmes. Nous avons tout dont nous avons besoin en nous. Il suffit de faire silence et d'écouter, de s'écouter. Je crois que c'est la raison pour laquelle j'ai vu Osiris dans mon rêve, mais je crois aussi qu'il a toujours été là, attendant que je le vois. Quelque m'intrigue : pourquoi s'est-il présenté à moi avec l'allure d'un sans-abri, à la chevelure (noire, mi-longue et ondulée) et le visage (pas très beau) gras, et les vêtements défraîchis, presque souillés, contrairement aux représentations qu'on en fait? Il avait la peau si foncée, d'aspect brûlée... une allure à faire peur, et pourtant sa présence était tellement apaisante. Merci de me lire.

    Jocelyne

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    1. Oui, il a "une allure à faire peur" et pourtant, il est ce qui réconforte...il unit les contraires et il indique que bien qu'il "revienne de loin" (il a sondé les bas-fonds, il s'est retrouvé "sans-abri"...sans domicile), il est aussi celui "qui sauve".

      Il y a , dans la religion catholique, la belle notion de Réconciliation (ce qu'on appelait autrefois la "confession" se nomme maintenant le "sacrement de réconciliation").

      La Réconciliation est illustrée de merveilleuse façon, dans l'Evangile, par la parabole du "Fils prodigue"...
      http://www.bible-service.net/extranet/current/pages/233.html

      Le Fils (qui représente chacun de nous) s'est éloigné de son Père...il a voulu vivre sa vie "seul", "isolé", "sans attaches"...il est parti très loin, il a peu à peu dilapidé tout ce que le Père lui avait donné et il est tombé "bien bas", jusqu'à se retrouver à "garder les porcs"...
      Malgré cela, quand il revient (sûrement pas très "frais" et pas très "propre"), le Père n'hésite pas une seconde : il l'accueille les bras ouverts et prépare pour lui une grande fête.

      Personnellement, je vois là une parabole sur la condition humaine tout entière : l'homme, l'être humain, s'est retrouvé à vivre sa vie en tant qu'élément "séparé du Tout" (de Dieu) et il a peu à peu dilapidé son "héritage", toutes les richesses qui lui étaient offertes, il s'est "abaissé"...et il vit la douleur de la séparation.
      Mais il lui reste, à tout moment, la possibilité de se "convertir" (c'est-à-dire de revenir au Tout, à l'Unité) et on ne lui demande rien d'autre, cela suffit.
      C'est cette "réconciliation", ce "retour" aux sources et à l'Amour qui guérit tout et qui amène la Joie.

      C'est aussi ce qui est demandé à chacun(e) d'entre nous : reconnaître l'importance du lien avec le divin, lien que nous avons pour la plupart, perdu, mais que nous pouvons retrouver à tout moment, si nous le désirons du fond du coeur.

      Ce qui est très beau dans cette parabole, c'est aussi le fait que cette "séparation" a été le déclencheur d'une prise de conscience chez le Fils Prodigue : il connaît maintenant la valeur de ce qui lui était donné, il la connaît pour avoir mesuré la douleur de son absence.
      Tandis que son frère, qui n'a jamais été "séparé" du Père, lui, ne comprend pas. Il ne "mesure" pas sa chance.

      C'est en cela que les épreuves peuvent être utiles et presque une "chance" : après avoir souffert, on comprend et on apprécie d'autant plus la "valeur" et la "richesse" de la vie...

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    2. Le lien que vous faites entre la parabole du Fils prodigue, mon expérience de vie et la rencontre d'Osiris dans mon rêve tel qu'il apparaît est très pertinent. J'espère le revoir un jour, cette fois-ci tout verdoyant, vêtu de ses plus beaux apparats, symbolisant mon renouvellement complet, mais je sais que la route est encore longue.

      Jocelyne
      (qui, ayant eu du mal à publier son message, me l'a envoyé par e-mail)

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    3. Mais cela viendra, j'en suis sûre... :-)
      Osiris est aussi appelé le "dieu-grain" : il est comme le grain, qui commence, dans un premier temps, par se décomposer et "mourir" en terre...pour, ensuite, se mettre à pousser et à "verdoyer"...
      Et cela ne se fait pas du jour au lendemain.
      C'est comme dans la nature, on ne peut forcer les choses, accélérer la maturation : il faut attendre le "bon moment" (le printemps).
      C'est quelque chose qui finit toujours par se produire...mais à une seule condition : que le grain ne "refuse" pas la période où il doit "mourir" (la période de transformation, appelée "Nigredo" par Jung)...car, s'il la refuse et la rejette, rien ne pourra "germer".

      Merci encore, Jocelyne, pour ce rêve et cette discussion...qui nous a plongé à la fois dans les mystères antiques...et dans nos problèmes très "actuels"...
      Je vous souhaite le meilleur !

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    4. C'est moi qui vous remercie, La Licorne. La Providence, en l'apparence d'Osiris, a fait croisé nos chemins non par pur coïncidence. Que Dieu vous garde.

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