samedi 8 juillet 2017

Rêve 47 : Erreur de Jung ?

Samedi 8 juillet 2017


Je vous avais parlé, dans un article précédent,
de certaines "phrases" reçues dans un demi-sommeil,
il y a neuf ans, au matin du 14 juillet 2008.
("Message hypnagogique"

Aujourd'hui, 
je vais vous confier la "suite" du message.
C'est un peu délicat,
car, d'une certaine façon, 
cela remet en cause C-G Jung...
mais je ne peux rien changer à la phrase
 que j'ai reçue ce jour-là...
alors je vous la livre telle quelle.
La voici :

Jung a "enfermé" dans des concepts,
dans des théories, 
dans des constructions intellectuelles,
des "entités vivantes"...
et en cela, il s'est trompé.
.
La Licorne
.


12 commentaires:

  1. Ces entités vivantes n'avaient-elles pas été perdues ? (ou, pour le dire autrement, ce qui était censé les faire vivre n'était-il pas mort ?)
    A mon sens, les constructions intellectuelles ne peuvent qu'être des panneaux indicateurs, la réalité ne peut que nous échapper

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    1. Cela me rappelle la citation de Pierre Teilhard de Chardin : "Seul le fantastique a des chances d'être vrai".

      Oui, la réalité est sans nul doute bien plus "incroyable" que ce que nous imaginons...
      Nous vivons dans un monde rationalisé à l'extrême et "désenchanté"...qui a oublié que toute chose est vivante, et que nous sommes entourés d'entités mystérieuses, qui, à d'autres époques, étaient reconnues et qui ne le sont plus aujourd'hui...
      Seuls les contes, les légendes et les mythes portent encore la trace de ces "entités oubliées"...

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  2. L’une des phrases entendues le 14 juillet 2008 : « Nos pensées sont agissantes, elles "font" la réalité. », peut faire...réfléchir.
    On peut bien sûr comprendre que ce que nous sommes et ce que sont nos pensées, contribue(nt) à faire du monde ce qu’il est. Ce qui est assez certain !
    Si l’on rapporte cette première affirmation entendue en demi-sommeil à l’affirmation entendue un peu après : "Jung a "enfermé" dans des concepts, dans des théories, dans des constructions intellectuelles, des "entités vivantes"… et en cela, il s'est trompé.", on peut pousser la réflexion un peu plus loin et se demander si les pensées qui nous viennent à propos de ce que nous lisons de la plume de tel ou tel auteur ne créent pas la réalité de ce qu’est pour nous cet auteur. Nous pouvons nous demander si nos propres dispositions, nos conditionnements de tout poil, nos limites, etc. ; ne nous font pas passer à côté d’une partie de ce que l’auteur a dit ou a suggéré. On peut même supposer que nous projetons parfois nos propres limites – dont nous ne sommes pas toujours parfaitement conscients - sur l’auteur et sur son œuvre. De cette façon nos pensées, en ce cas reflets fidèles de nos propres limites, créent "la réalité de cet auteur tel que nous le percevons".
    Ainsi, les phrases reçues en demi-sommeil, demanderaient-elles parfois à être soumises à la lumière (tamisée !) de la réflexion consciente, un peu de la même manière que l’on soumet les rêves à cette même lumière (tamisée!) pour tâcher d’en mieux comprendre le "message". Je crois que diverses traditions parlent aussi de "veiller au discernement des esprits".
    … ???

    Amezeg

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    1. Très belle réflexion, Amezeg ...
      Oui, l'auteur écrit...
      Mais c'est le lecteur qui "comprend" et projette ses propres idées, ses propres vues sur ce qu'il lit...
      C'est pourquoi on peut lire un livre (de Jung ou de quelqu'un d'autre) à différentes époques de sa vie et le comprendre à chaque fois de façon nouvelle...
      Quand nous avons "repoussé" les limites de notre propre pensée, alors nous comprenons les mots d'une façon plus "large"...

      Jung lui-même avoue avoir ainsi élargi sa pensée...et sa compréhension...tout au long de sa vie...
      Je pense en particulier à un passage où il parle de son "âme" et de la nouvelle vision qu'il en a ...
      Je vais retrouver ce passage et je reviens.

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    2. Voilà. C'est ici :
      http://grandsreves1234.blogspot.fr/2015/02/lame-et-son-mystere.html

      Jung y reconnaît s'être longtemps trompé sur la nature de son âme : il a mis bien des années à comprendre qu'il s'agissait d'une "entité vivante" qui ne pouvait en aucune façon être circonscrite par l'intellect...

      A la fin de sa vie, il a compris que l'âme est une entité avec laquelle on peut communiquer...et que ce n'est en aucune façon un concept.
      (ce qui est exactement l'idée que j'ai reçue en rêve)

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    3. Oui, c’est vrai : il a fallu que Jung quitte le point de vue du penseur (il était "du type pensée" depuis son jeune âge, comme il le confie dans un entretien filmé) pour découvrir la réalité vivante de l’âme. Mais cela s’est tout de même produit bien avant 2008…;-) et son œuvre écrite après cette "conversion", et sa pratique avec les personnes qui le consultaient, témoignent de ce changement. Je crois que lorsqu’il prédisait qu’il serait enterré sous le papier (et non sous le marbre et l’or, comme d’autres) c’est parce qu’il savait que beaucoup de ses prétendus "successeurs" continueraient à faire de l’âme et des réalités intérieures la « construction doctrinale sans vie » qu’il reconnaît avoir abandonnée lorsque sa confrontation directe avec "le monde intérieur" (à partir de 1913, si j’ai bonne mémoire) lui en a montré l’inanité.

      Amezeg

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    4. Oui, c'est tout à fait ça, Amezeg : on continue, parfois, à entretenir une "vision doctrinale et sans vie" que lui-même avait abandonnée à la fin de sa vie...
      Quant à dater le "changement intérieur" de Jung, je le placerais, pour ma part, plus tardivement...
      En 1913, ce sont les prémices...mais le vrai tournant se situe vers 1944 (après qu'il ait échappé à la mort, après son infarctus ).
      C'est vraiment là, je crois, qu'il a compris certaines choses...et surtout qu'il les a acceptées et intégrées.

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  3. Pour moi, il 3 manières de lire les rêves et la réalité

    Freud-Lacan : niveau des paquerettes, niveau magique = 0, matérialisme = 100 %, forêt de Fontainebleau.
    Jung : niveau intermédaire, niveau magique = 5 / 10, matérialisme = 50 %, Forêt noire d'allemagne
    Chaman : niveau confirmé, niveau magique 10, máterialisme = 0 %, Amazonie.

    X

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    1. C'est à peu près ça... :-)

      Mais il me semble que la position de Jung (un pied dans le rationnel et un pied dans l'irrationnel) est au final une position équilibrée et courageuse...
      Je crois que nous avons besoin de quitter les excès de la raison et du matérialisme...tout en prenant garde aux excès de la pensée "magique", qui nous ferait revenir à un niveau "inférieur" de compréhension...le niveau enfantin où "tout est possible" et où la pensée critique et adulte ne s'exerce pas...

      La raison n'est pas à abandonner...mais à "dépasser".

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    2. Bonjour,

      Concernant la position intermédiaire de Jung, je me demande si elle n'est pas, pour la mentalité occidentale, la plus appropriée. En effet, à considérer la position occidentale vis-à-vis de la matière (qui alterne dramatiquement entre fascination et destruction), je ne suis pas certain que le point de vue chamanique puisse être totalement compris. De plus, je me demande si ce dernier est totalement dépourvu de "vrai" matérialisme.

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    3. Il est certain que la vision chamanique est très éloignée de notre mentalité occidentale, rationnelle et matérialiste, et que Jung a fait en quelque sorte le "pont" entre les deux...

      Mais Jung est né en 1875...et peut-être qu'aujourd'hui, certains sont capables de passer à autre chose...de moins rationnel...tout en gardant les acquis de la pensée critique...

      Dans l'irrationnel, il y a deux domaines, je crois : le pré-rationnel et le post-rationnel...on pourrait dire aussi deux stades: celui qui précède la capacité de raisonner et celui qui le dépasse tout en l'intégrant...
      Il s'agit, me semble-t-il, de bien distinguer les deux afin de ne pas tomber dans le pré-rationnel mais d'aller vers le post-rationnel...
      C'est-à-dire de ne pas retomber dans le chamanisme "magique" antérieur mais d'aller vers le haut, vers une mentalité ouverte au mystère du vivant, sensible aux "entités oubliées", tout en gardant une part de l'acquis scientifique qui nous permet de maîtriser la matière...

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