samedi 30 septembre 2017

Autre vie

Samedi 30 septembre 2017
 
 
 
Quand nous franchissons le pont de la nuit,
nous partons pour un voyage dans un monde parallèle
où nous menons une double vie , hors du temps et de l'espace.
Ce monde qui peut paraître étranger, incompréhensible,
 est pourtant nôtre, une propriété de grande valeur
 qui est un bien unique, impossible à reproduire.
 
 Et le plus pauvre d'entre nous a accès à ce lieu unique,
 à ce voyage dans une autre vie qui est la vie du rêve.
Non seulement il a la possibilité de faire le voyage
mais il le doit car celui qui ne franchit pas le pont meurt.
 
Dans cet autre lieu, qui apparaît comme la réalité,
nous sommes acteurs ou spectateurs dans des scénarios
et des réalisations grandioses ou minuscules,
 criants de vérité ou invraisemblables jusqu'au grotesque.
 
Nous pouvons marcher, voler, nager, voler, dialoguer, aimer,
 éprouver de la jouissance, de la terreur,
effectuer des actes impossibles dans la vie éveillée.
Les sentiments sont parfois si forts que nous nous éveillons en larmes.
 
Et, nuit après nuit, pendant, en moyenne cinq ans de notre vie,
 même si nous avons très peu ou pas de souvenirs,
nous vivons notre deuxième vie.
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"Laboratoire du rêve et de l'alchimie spirituelle"
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mardi 26 septembre 2017

Rêve 50 : Vies multiples

Mardi 26 septembre 2017
 
 

Je viens de faire un rêve absolument passionnant et perturbant en même temps !

 J’étais une sorte d’agent double qui avait des missions
qui concernaient des choses top secrètes voire peut être même extra terrestres
(non je n’invente pas c’est mon ressenti)!
Je devais à chaque fois effectuer ma mission
 à l’issue de laquelle  plusieurs personnes perdaient la vie
 (indirectement par rapport à des actes ou missions exécutées).

A chaque fois que j’entendais que ma couverture allait être démasquée,
 automatiquement je changeais de monde ,
me retrouvais dans une autre dimension
 ou un autre espace temporel
pour à chaque fois, effectuer le même type de tâches !
Et à chaque fois il me semble que j’avais une famille différente !

Ce qu'il y a de plus perturbant c’est que toutes les personnes
que j’ai côtoyées me sont inconnues
 mais le ressenti, même après la fin du rêve,
 est une émotion de tristesse ou de manque
par rapport à ce que j’y ai vécu !

 A la fin de celui-ci j’ai rencontré deux petites filles
qui apparemment sont mes filles
(sauf qu’à ce jour je n’ai pas encore d’enfants)
 et c’est un sentiment bizarre car sans les connaître,
 j’éprouve une certaine tristesse de les avoir quittées et tout au long du rêve
(même si à quelques minutes de celui-ci mes souvenirs commencent à être flous)
 j’ai ressenti les choses comme si j’étais dans la peau d’un autre avec des sentiments !

D’après ce que je crois, il s’agirait soit d’avoir rêvé de la vie d’un autre,
soit d’avoir vu et prédit mon avenir,
soit d’avoir pu entrer dans différentes dimensions
 dans le seul but d’effectuer un travail qui m’était demandé
 mais ce que je ne m’explique pas encore, c’est pourquoi
 les sentiments et émotions éprouvées dans ce rêve étaient aussi forts
car même après la fin de celui-ci je me sens vraiment nostalgique.
Je tiens à préciser que je travaille en coaching et développement personnel
 donc la psyché humaine me connaît !

De plus, je n’ai jamais fait de rêves similaires.
Je ne suis pas passionné d’espionnage mais là c’était plaisant
et en même temps perturbant par cet aspect émotif très présent !
Ne me prenez surtout pas pour un hérétique mais ce qui me perturbe vraiment
 ce sont les sentiments et émotions perçus dans ce rêve même après qu’il soit fini ...

Un très beau rêve qui pose énormément de questions ...
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 Rêve reçu par Hfx Dreams
fin 2012
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lundi 25 septembre 2017

Rêver à plein temps

Lundi 25 septembre 2017 

Penney Peirce, dans son livre "Les rêves",
partage elle aussi cette idée que les rêves sont réels,
qu'ils ne sont pas que des symboles...
qu'ils ne se produisent pas que pendant le sommeil ,
et que, d'une certaine façon, 
"nous rêvons tout le temps", jour et nuit :

"La plupart des sociétés de l'antiquité avaient une vision
plus subjective et plus spirituelle des rêves.
Tous les textes anciens légués par les civilisations égyptienne, babylonienne,
 grecque, hébraïque, chinoise, indienne et aborigène
 comprennent le rêve comme des voyages de l'âme,
qui est libre de se déplacer en dehors du corps dans des états seconds
 tels que le sommeil, la méditation ou la transe.
Leurs auteurs pensaient que le monde éveillé et celui du sommeil
sont deux vues d'une même réalité.
(...)


De nombreux penseurs contemporains reviennent
à cette vision des rêves :

Fritz Perls, psychothérapeute ayant contribué
au développement d'une psychologie humaniste,
est à l'origine de la thérapeutique dite Gestalt
qui vise au développement personnel en prenant en compte "toute la personne".
Il pensait qu'au lieu d'être analysés, les rêves devaient être vécus à nouveau
 comme s'ils se produisaient dans l'instant présent
 -parce qu'ils sont vraiment des parties de nous-même.
(...)

Carlos Castaneda a popularisé les enseignements
 d'un sorcier indien yaqui, Don Juan,
pour qui les rêves sont la voie royale vers la maîtrise de soi.
Dans son ouvrage "Le voyage à Ixtlan",
 il rapporte cet échange avec son maître :
"Tu crois donc, Don Juan, que le rêve est réel ?
- Bien sûr, qu'il est réel.
- Aussi réel que ce que nous faisons en ce moment ?
-Si tu veux faire des comparaisons, je peux dire qu'il est peut-être plus réel.
Quand tu rêves que tu as du pouvoir, tu peux changer les choses,
 tu peux découvrir d'innombrables choses cachées,
 tu peux contrôler tout ce que tu veux."

Rosemary Ellen Guiley, dans "Dreamwork for the soul
-Les rêves et l'âme, 1998)
décrit l'application des rêves au développement spirituel.
Elle écrit :
"Les rêves nous font aller au-delà du symbolique
 jusqu'à l'expérience de la Vérité.
 Les rêves sont en connexion directe
avec le cœur divin du cosmos.
(...)


Les rêves ne se produisent pas seulement pendant le sommeil

Puisque la science nous dit que nous rêvons seulement chaque nuit
au cours des périodes de sommeil REM
nous tendons à associer le rêve exclusivement au sommeil
et à certaines heures de ce sommeil.
Mais si nous supposons que les rêves sont
nos principaux moyens d'accès à notre monde intérieur,
cette définition étroite des rêves nous isole de ce monde le reste du temps,
et nous ne pouvons plus alors envisager que tout ce que nous percevons
 puisse émaner d'une même source de conscience.

Le rêve ne serait-il pas un phénomène plus général ?
Ne serait-il pas l'accomplissement par l'âme de l'acte de perception ?
Goethe a  dit : "Nous ne cessons de voir, et c'est pourquoi nous rêvons."
 J'inverserais volontiers cette citation :
 "Nous ne cessons de rêver
 et c'est peut -être  pourquoi nous voyons."

Nous rêvons tout le temps (...)

Les philosophies orientales traditionnelles doutent de la permanence
et de la réalité du monde.
Dans l'hindouisme, toute existence est considérée
comme le rêve de Dieu ou de Vishnou.
Voici ce que dit l'un des grands maîtres tibétains
Namkhai Norbu, sur la pratique bouddhiste tibétaine dite yoga du rêve :
"Toutes les visions que nous avons dans notre vie
sont comme un grand rêve.
Si nous les examinons de près, les grands rêves de la vie
et les petits rêves de la nuit ne sont guère différents."

Dans le même ordre d'idées, le théoricien du rêve Médard Boss disait
dans "The analys of Dreams- L'analyse des rêves" :
"Considérer le rêve indépendamment de la vie éveillée n'a pas de sens."
(...)


Certes, le jour et la nuit paraissent différents.
Le jour, nos yeux sont ouverts, notre corps est vertical,
nous pouvons toucher les objets.
La nuit, nos yeux sont fermés, notre corps est horizontal,
et nous pouvons passer à travers les murs
ou voyager d'un lieu à un autre instantanément.
Vous vous représentez sans doute la réalité de l'état de veille
comme étant "consciente",
celle du sommeil comme "inconsciente".

Par suite, nous tendons à accorder une importance excessive
au monde de l'état de veille et à sous-estimer celui du sommeil.
Et si la réalité nocturne prétendument inconsciente était celle
où nous sommes véritablement éveillés ?

Sri Nisargadatta, un des maîtres inspirés de l'Inde,
a dit dans "I am that-Je suis" :
"La plupart de nos expériences sont inconscientes.
Les expériences conscientes sont très rares.
Vous ne vous en apercevez pas parce que pour vous
seules les expériences conscientes comptent.
Prenez conscience de l'Inconscient."
(...)


Le jour et la nuit s'interpénètrent

Envisagez cette possibilité : votre réalité quotidienne
est comme le sommet d'un iceberg;
l'essentiel de votre vie est vécu "sous la surface",
 dans différents mondes oniriques.

Ce que vous faites dans ces mondes du rêve remonte jusqu'à votre vie
et se manifeste d'une manière particulière.
Vos rêves influencent et même créent ce qui se passe dans votre vie éveillée.
Et ce qui se passe dans votre quotidienne renvoie des ondes
vers vos mondes oniriques et les influence en retour.

Votre vie terrestre n'est peut-être qu'un mouvement constant de va-et-vient
entre l'essence et la forme, l'énergie et la matière, l'imaginaire et le réel.
Les deux réalités seraient indissociables.
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dimanche 24 septembre 2017

Continuité et relativité du rêve

Dimanche 24 septembre 2017
 
 Jung écrit dans Sur la méthode de l’interprétation des rêves que
« la série onirique est comparable à une sorte de monologue
qui s’accomplirait à l’insu de la conscience.
Ce monologue, parfaitement intelligible dans le rêve,
sombre dans l’inconscient durant les périodes de veille,
 mais ne cesse en réalité jamais.
 
Il est vraisemblable que nous rêvons en fait constamment,
même en état de veille,
mais que la conscience produit un tel vacarme
que le rêve ne nous est alors plus perceptible »
.
"Le rêve en psychologie analytique"
Wikipédia
.
 

 

... si le récit et l'analyse du rêve sont si importants,
ce n'est pas tant, le plus souvent, parce que le rêve serait la clef,
l'expression ou la projection de la vie de veille,
 que parce qu'il est à la fois le précédent et la suite d'une aventure
qui se vit aussi à l'état de veille.
 
Les péripéties du rêve et celles de l'état de veille
s'interprètent en continuité.
.
Marc Augé
 
On pourrait imaginer,
pour représenter concrètement cette "continuité",
une ligne sinusoïdale :
la ligne des abscisses (ligne horizontale) 
représentant le niveau minimal
de la conscience diurne :
alternativement, au fil des jours et des nuits,
notre attention se déplace 
au-dessus de cette droite ou en-dessous...
du conscient à l'inconscient,
sans que jamais la ligne ne soit rompue...
 
Simplement, notre mémoire ne garde, en général,
que le souvenir des événements situés "au-dessus" du 0,
La seule exception étant la mémoire des rêves, qui, elle,
 est une mémoire (sans doute partielle et déformée)
de ce qui s'est passé "en-dessous"...pendant que nous dormions...
 
Mais la vie, notre vie, n'est pas limitée à la partie "positive" et visible,
elle est, dans sa définition "large",
la somme de nos expériences diurnes et nocturnes.
Elle est la somme de ce que nous connaissons de nous-mêmes...
et de ce que nous ne connaissons pas.
 
Elle est beaucoup plus "vaste" et plus profonde,
que ce que notre conscience habituelle,
marquée par le voile de l'oubli,
peut nous en dire...
 
Et c'est pourquoi, dans la quête
pour retrouver la "totalité" de nous-même,
les rêves, qui sont, en quelque sorte, les "bribes de vie"
arrachées à la perte mémorielle de cet "autre côté de nous",
sont une aide extrêmement précieuse...
 
On peut d'ailleurs se demander, aussi,
si la situation n'est pas une situation "en miroir" :
 
alors que, pour le "moi qui veille" ,
les aventures de nos nuits
restent en grande partie, un mystère...
il n'est pas impossible que, pour notre "être nocturne",
pour le "moi qui rêve" (*), pour le moi du "dessous",
notre vie quotidienne  soit vécue, de la même façon,
comme quelque chose d'étranger, de mystérieux,
comme une "ombre" aux contours flous,
à peine entr'aperçus...
 
 
Notre vie "de surface" serait alors le "rêve" de notre "double". 
 
Dans ce cas, la notion de rêve serait juste
une question de "point de vue" :
ce qui est nommé "rêve", ce serait , simplement, 
ce qui ne fait pas partie du "côté"
 que nous sommes en train de "vivre"...:-) 
 
Et tous les "événements", diurnes et nocturnes,
ne formeraient, au final,
qu'une grande et unique "aventure",
une odyssée "entre deux mondes"...
.
La Licorne
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(*) Selon l'analyste américain James Hillman
le moi qui rêve n'est pas le même que le moi éveillé.
 
Les deux Moi entretiennent en effet une relation de gémellité
et sont, employant un vocabulaire jungien, « les ombres l'un de l'autre »
 explique-t-il dans "La Beauté de Psyché, L'âme et ses symboles"
.